Exosquelette, couteau suisse et open innovation

L'an prochain, les agents de maintenance de la direction Matériel découvriront leurs nouveaux assistants de travail : des exosquelettes qui réduiront la pénibilité de certaines de leurs tâches quotidiennes.
Exosquelettes, couteau suisse et open innovation…

L’aventure « exosquelette » a commencé en 2014 dans le sillage du Lab Maintenance organisé par la Direction du Matériel. « Dans un premier temps nous avons benchmarké les différentes solutions existantes sur le marché pour voir si elles étaient adaptées à la spécificité de nos métiers », explique Yonnel Giovanelli,  responsable du Pôle Ergonomie et Facteurs Organisationnels et Humains et membre du réseau d’experts scientifique & technique SNCF. Le bilan de cette exploration a été décevant, les exosquelettes proposés se révélant pour certains très onéreux, pour la plupart trop encombrants et pour la quasi-totalité limités à un type d’assistance.

Exosquelette : de l’idéation à l’open-innovation

Mais il en fallait plus pour décourager Yonnel Giovanelli et son équipe ! « Si l’exosquelette idéal n’existait pas encore, peut-être pourrait-on l’inventer ? Pour ce faire nous avons guidé nos réflexions autour d’un concept modulaire de type couteau suisse, composé d’un harnais central sur lequel on grefferait différents dispositifs d’assistance en fonction des besoins. » L’idée était là, restait à trouver un prestataire capable de lui donner corps. Dans cette optique un appel d’offres en open innovation a été lancé et c’est une toute jeune startup gardoise – Ergosanté Technologies – qui l’a remporté en novembre dernier.

Exosquelettes, couteau suisse et open innovation…

Un projet collectif

« Une fois le partenaire choisi nous sommes entrés dans la phase opérationnelle du projet en commençant par la définition du cahier des charges fonctionnel du futur dispositif d’assistance, poursuit Yonnel Giovanelli. Pour ce faire nous avons fait appel à Innovation & Recherche pour monter un minilab* réunissant les différents acteurs du projet mais aussi les organisations syndicales et un représentant de l’Institut National de Recherche et Sécurité. » Au printemps, cette première étape a permis d’engager la conception technique de l’exosquelette : maquettage, prototypage et tests en établissements sur différentes situations de travail. « Si tout se déroule comme prévu, l’exosquelette made in SNCF sera prêt à entrer en service à la fin du premier trimestre 2018″, annonce Yonnel Giovanelli.

*http://www.innovationrecherche.sncf.com/theorie-c-k-quand-rupture-rime-avec-ouverture/

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