Transilien : objectif stabilité

Dans un système aussi dense que celui du Transilien il est difficile de prévenir les petites perturbations… Mais peut-être pourra-t-on un jour éviter l’effet boule de neige ?
Transilien : objectif stabilité

Un Proof of concept sera testé sur le réseau de la gare Saint-Lazare début 2017.

3.2 millions de passagers, 6200 trains circulant sur 1280 km de voies, jusqu’à 32 trains par heure dans le seul tunnel reliant la station Châtelet à la Gare du Nord… les chiffres du trafic quotidien du Transilien suffisent à prendre la mesure des défis liés à la maîtrise du système de transport en Ile-de-France. « De fait, en période de pointe, quand le réseau est proche de la saturation, un simple retard de 3 à 4 minutes peut déstabiliser tout le système et dégrader la qualité de service de manière significative », indique Estelle Altazin, doctorante CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la Recherche) au sein du groupe Modélisation et Optimisation de la Décision de la Direction Innovation & Recherche SNCF.

Intitulée « Stabilité de l’exploitation ferroviaire en zone dense », la thèse qu’elle mène depuis février 2015 dans le cadre d’un partenariat académique entre Innovation & Recherche et l’Ecole des Mines de Saint-Etienne a pour objectif de contribuer à maîtriser et à réduire l’impact de faibles perturbations sur l’exploitation.

Transilien : objectif stabilité
En période de pointe, quand le réseau est proche de la saturation, un simple retard de 3 à 4 minutes peut déstabiliser tout le système, de la régularité de la ligne jusqu’ à la remise à disposition de la rame.

« La première phase du projet consistait à définir la stabilité en identifiant et en formalisant des indicateurs qui permettraient aux opérateurs d’évaluer la stabilité du système en temps réel », ajoute Sabine Tréfond, chef du projet de recherche et co-encadrante de la thèse.

Ces travaux, suivis par le Centre Opérationnel Transilien de Paris Saint-Lazare, devraient déboucher sur une preuve de concept (POC), premier pas vers un outil de détection d’instabilité et d’aide à la replanification en temps réel en cas de perturbation.

« Un POC sera testé au premier semestre 2017 sur les lignes L et J à Saint-Lazare avant une éventuelle généralisation des travaux », annonce Estelle Altazin en conclusion.

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