Versailles-Chantiers en mode prospectif

Plus de véhicules électriques, plus de transports en commun, plus d'habitants… Mais qu'est-ce que ça change pour un pôle intermodal, en particulier sur son bilan environnemental ? Un projet de recherche mené avec EDF R&D sur le périmètre de la gare Versailles-Chantiers a permis d'apporter des éléments de réponse.
Versailles-Chantiers en mode prospectif

2e gare d’Ile-de-France, la gare de Versailles Chantiers n’a jamais aussi bien porté son nom : elle est aujourd’hui au cœur d’un quartier en mutation avec la création de 5000 logements à Satory, la génération de 15 000 emplois et l’arrivée annoncée du tram train Evry-Massy-Versailles et de la ligne 18 du Grand Paris Express. Pour la SNCF c’est un sujet d’étude idéal pour progresser dans l’appréhension de l’intermodalité sur le long terme, en particulier sur les volets énergétiques et environnementaux. C’était tout l’enjeu du projet collaboratif qui s’est terminé en mai dernier. « Cette initiative s’inscrivait dans un double partenariat : avec la communauté d’agglomération Versailles Grand Parc avec qui nous menons une collaboration autour des mobilités innovantes d’une part, et avec EDF R&D dans le sillage du contrat-cadre noué en 2015 d’autre part », explique Guillaume Gazaignes, chef du groupe Energie à SNCF Innovation & recherche.

Simulation à l’échelle d’un quartier

L’analyse de l’impact environnemental d’un pôle multimodal sur la durée est une démarche complexe car de nombreux paramètres entrent en compte, aux premiers rangs desquels figurent l’évolution des technologies, les évolutions sociales et comportementales sans oublier les remaniements urbains. C’est ici que Node entre en jeu. « Conçu par EIFER, Institut européen pour la recherche sur l’énergie dépendant d’EDF cet outil de modélisation permet de simuler l’évolution d’un nœud multimodal et de son quartier en fonction des politiques de transport qui sont appliquées, » indique Guillaume Gazaignes.

Scenarii et enseignements

Dans le cadre de ce projet, quatre scenarii ont été imaginés (Un scénario technologique avec un développement important des véhicules propres, un scénario de promotion des transports en commun, un scénario de développement d’un nouveau quartier à proximité du nœud de transport et enfin une hypothèse mixant les trois autres) et, pour chaque projection, un bilan énergétique et environnemental virtuel a été modélisé. « Notre rôle a consisté à collecter toutes les données qui ont servi à la construction des modèles et nous avons également orchestré la relation avec Versailles Grand Parc », poursuit Guillaume Gazaignes. Au final, ce travail de simulation prospective a été riche en enseignements.  Node a ainsi mis en lumière le fait que la promotion des voitures électriques devait être associée à la promotion des transports en commun et que le scenario de développement des transports en commun devait s’accompagner d’une politique forte de stationnement et du développement de l’autopartage. « A l’avenir nous pourrions utiliser ce type d’outils pour évaluer les impacts des nouvelles mobilités, » conclut Guillaume Gazaignes.

235 vue(s) en tout 2 vue(s) ce jour

Laisser un commentaire

*

Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.